Dans le cadre de sa mission de lutte contre le VIH, les IST et les hépatites virales, l’ANCS, en collaboration avec ses sous-récipiendaires AJD PASTEEF et l’ONG 3D, a organisé une série de journées de consultations médicales gratuites au niveau de
trois (3) districts sanitaires.
Ces journées se sont tenues les 21, 22 et 23 juillet 2026, respectivement à Mbacké, Kaffrine, puis Fatick. Cette initiative répond à un objectif clair, qui est de favoriser l’accès des populations à la prévention et à la prise en charge du VIH, des IST et des hépatites, tout en contribuant à l’atteinte des cibles programmatiques du GC7 du Fonds mondial.
Pour y parvenir, l’ANCS et ses partenaires ont fait le choix de s’appuyer à la fois sur les acteurs de la société civile et sur les prestataires de santé, dans une logique d’intégration des soins au sein des districts sanitaires concernés. En amont de la phase pilote, un important travail de plaidoyer et de préparation a été mené sur le terrain. Des rencontres ont ainsi été organisées avec les autorités préfectorales, sanitaires, municipales et locales des communes concernées. Ces échanges ont permis de faciliter leur adhésion au projet et de poser les bases d’une collaboration solide entre les différents acteurs impliqués. Ces séances de concertation visaient également à sensibiliser les autorités sur la nécessité d’apporter un accompagnement administratif, financier et logistique aux actions de promotion de la prévention et de la prise en charge des populations, tout en soutenant les initiatives qui s’y rapportent.
C’est dans cette dynamique que le maire de Kaffrine a accordé un appui financier de 1 300 000 FCFA, destiné à l’acquisition de médicaments essentiels non couverts par le financement du programme. Cette contribution a permis d’assurer une prise en charge thérapeutique immédiate des affections courantes diagnostiquées au cours des consultations, renforçant ainsi la qualité des services de santé offerts aux populations. En termes de résultats, dans le district de Kaffrine, les activités de sensibilisation et
de dépistage ont permis de toucher 146 personnes, qui ont bénéficié d’une séance de counseling pré-test avant d’être dépistées pour le VIH. Parmi elles, 36 personnes appartenaient à la catégorie des personnes hautement vulnérables (PHV), soit 24,7 % de l’ensemble des personnes testées.
Le dépistage a par ailleurs permis d’identifier trois (3) cas de séropositivité au VIH, portant le taux global de positivité à 2,1 %. Pour ce qui est des hépatites virales, 113 personnes ont été dépistées pour l’hépatite B (Ag HBs). Les résultats montrent que 109 d’entre elles (96,5 %) sont revenues négatives, tandis que 4 personnes (3,5 %) ont été testées positives. Il est à noter qu’aucun cas de co-infection VIH–hépatite B n’a été relevé parmi l’ensemble des bénéficiaires dépistés.
A Fatick, l’approche intégrée a confirmé sa capacité à atteindre les populations les plus exposées. Au total, 40 personnes ont bénéficié d’un dépistage du VIH, dont 33 personnes hautement vulnérables, représentant 82% des bénéficiaires testés. La cible initialement fixée, 30 PHV a été dépassée, avec un taux de réalisation de 110%. Le dépistage a permis d’identifier un (01) nouveau cas de VIH de 18 ans, soit un taux de positivité de 2,5%, démontrant la pertinence de cette stratégie pour le repérage précoce des personnes infectées. S’agissant de l’hépatite B, 40 personnes ont été dépistées. Aucun cas positif n’a été enregistré, l’ensemble des personnes testées présentant un résultat négatif.
Au terme de la journée à Mbacké, 83 personnes ont bénéficié de services de consultation et d’orientation pour diverses pathologies, dont 72,3% d’hommes et 27,7% de femmes. La consultation médicale gratuite a été le service le plus sollicité, avec 62 prestations réalisées, ce qui démontre un besoin important d’accès direct aux soins de santé de base au sein de la communauté.
Concernant les dépistages généraux, celui de la glycémie (55%) et le contrôle de la tension artérielle (48%) ont enregistré un fort engouement, confirmant l’intérêt decoupler ces activités de dépistage aux actions de santé communautaire. Par ailleurs,
39 personnes ont été dépistées au VIH, dont 30 issues de groupes hautement vulnérables, marquant ainsi une forte participation de ces derniers. Aucun cas positif n’a été détecté à l’issue de ces dépistages (0%).
Enfin, l’analyse par genre révèle des tendances contrastées selon les types de services : les consultations pour IST ont majoritairement concerné des femmes (3cas sur 4), tandis que la grande majorité des tests de dépistage du VIH et des
hépatites ont été réalisés chez les hommes. Grâce à cette mobilisation conjointe des acteurs communautaires, sanitaires et administratifs, ces journées de consultations gratuites illustrent une approche intégrée et participative de la santé, qui pourrait, à terme, être étendue à d’autres districts du pays.








